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SAINT-QUENTIN : être étudiant entrepreneur, mode d’emploi.

SAINT-QUENTIN : être étudiant entrepreneur, mode d’emploi.

C’est une formule encore peu connue. Le pôle Pépite lance une série de rendez-vous pour inviter les étudiants à monter leur entreprise.

« De la chance, des tripes, du cœur et du savoir-faire. » Pour Vincent Demortier, de 4Planet, la formule pour monter sa petite entreprise est là. Devant des étudiants, mardi, il est ainsi revenu sur la naissance de la start-up saint-quentinoise qui développe des applications Web.

Ce rendez-vous était le premier d’une série d’actions visant à faire connaître le pôle Pépite – dispositif national, affilié à l’Université de Picardie Jules-Vernes (UPJV) –, et ainsi le statut d’étudiant entrepreneur. Plus largement, l’objectif est d’encourager les porteurs de projets à se lancer.

Mardi, au Faubourg numérique, la réunion aborde le « profil de l’entrepreneur ». À l’écoute, quatre jeunes étudiants sur la cité des Pastels, en réflexion sur une idée, qu’il espère développer. L’un évoque ainsi une « entreprise de dépollution ». Mais le statut « étudiant entrepreneur », diplôme reconnu nationalement, se veut ouvert à tous. Que l’élève vienne de Staps, lettres ou encore agroalimentaire… « Il faut juste avoir le bac », indique Lucie Alonso, coordinatrice régionale de Pépite. Ensuite, il suffit de remplir un dossier, qui passe en comité pour validation.

En tout domaine

L’obtention de ce statut permet un suivi par un tuteur – soit universitaire, soit professionnel – et l’accès à des modules, à des informations sur le réseau. Il y a un an, ils n’étaient que huit à avoir rejoint le pôle ; cette année, ils sont vingt-cinq Picards avec une forte représentation saint-quentinoise. À l’image de Simon Charpentier, actuellement étudiant au lycée d’ameublement, qui prépare en binôme « la création d’une entreprise d’ébénisterie de luxe ».

Toujours dans l’objectif de développer les initiatives sur le territoire, les discussions ont été lancées il y a un peu plus d’un an avec l’UPJV, précise Frédérique Macarez, maire de la cité des Pastels et vice-présidente à l’Agglomération, en charge des Actions de développement d’intérêt communautaire et de la Promotion du numérique. La mise en place d’un programme sur l’année va permettre, selon l’élue, de « porter ce statut ». Surtout que sur Saint-Quentin même, aucun cursus ne prépare pas au management et à la création d’entreprise.

Même, un partenariat est en cours d’élaboration l’ESSEC (école de commerce) « pour apporter ses connaissances » dans la cité des Pastels. Et, peut-être, faire naître de nouvelles start-up.

Voir aussi être étudiant et patron en même temps.